jeudi 4 mars 2021

Choisir son site BDSM

 Devant la multitude de sites consacrés au BDSM, il peut parfois d'avérer difficile de choisir sur quel site s'inscrire et s'investir. Je vais donc vous faire ici un panorama pas du tout exhaustif des différents sites de ma connaissance. Bien évidemment, tout ce que vous trouverez ici n'est qu'une opinion personnelle et je vous engage à vous forger votre propre avis.

Comme nous le savons tous, la plupart des utilisateurs viennent aussi pour faire des rencontres, on ne va pas se mentir, j'aborderais donc ce point-là dans mes descriptions.

Sites à vocation communautaire

Il existe différents sites cherchant d'avantage à réunir une communauté de passionnés qu'à offrir la possibilité d'y faire des rencontres. Bien sûr, il est toujours possible de trouver chaussure à son pied sur de tels sites, mais la manière de procéder est un peu différente.

On y vient d'abord pour échanger, très souvent sur des sujets qui n'ont pas forcément de rapport avec le BDSM, et on finit par faire connaissance, d'une manière qui est plus proche de ce qu'on peut trouver dans la vie réelle.

Il y a deux sites principaux facilement accessibles aux francophones, Fetlife et BDSM.fr. Ces deux sites sont gratuits, même si vous pouvez prendre un compte payant, principalement pour soutenir l'activité de site.

BDSM.fr

C'est le site sur lequel j'ai mes habitudes, personnellement. Vous pourrez y trouver les fonctionnalités habituelles à ce genre d'endroits, forums, chat... Le site fonctionne sur un principe de mur, à la manière de Facebook ou autre réseau social. Vous trouverez aussi le Mur Général, qui est un fourre-tout où les différents membres interagissent entre-eux.

La communauté y est assez restreinte, on finit par plus ou moins connaître les habitués, il y a ce que j'appellerais une ambiance de village, avec ses prises de bec et ses franches rigolades. L'ergonomie n'est pas toujours au top, le site rame parfois, mais on s'y fait.

Fetlife

Un site international, avec une grosse communauté, peut-être un peu plus sérieuse dans son approche. C'est là que vous trouverez notamment de nombreuses annonces sur les différents évènements autour de vous, donc c'est tout à votre avantage d'avoir un compte là-bas, même s'il n'est pas très actif.

Le site est aussi façonné sur le modèle d'un réseau social, chaque membre possède son propre mur où s'exprimer, et vous pouvez rejoindre une multitude de groupes thématiques ou géographiques. Le site en lui-même est beaucoup plus pro, géré par une entreprise.

Les autres

Il existe de nombreux sites plus petits, en général des forums, administrés par des passionnés. Il faut souvent être coopté pour pouvoir y accéder, et les communautés sont souvent assez resserrées, avec relativement peu de membres actifs.

Sites de rencontres

Il existe de nombreux sites de rencontres, de plus ou moins bonne qualité, plus ou moins bien fréquentés. Ils sont souvent payants, pour certains offrant des fonctionnalités basiques pour les comptes gratuits, d'autres inutilisables sans payer.

Certains sont de l'escroquerie pure, avec des animatrices qui vont vous contacter tant que vous n'aurez pas payé votre abonnement, et disparaître dès que vous aurez sorti la carte bleue.

Je ne vais pas détailler les différents sites, mais plutôt faire deux grands groupes, ceux qui valent relativement le coup, et les autres. Personnellement, je trouve que ce genre de sites a peu d'intérêt, et que les personnes souhaitant s'investir sérieusement dans le BDSM se lancent rapidement sur d'autres sites.

De plus, le fait de payer son abonnement induit une mentalité de consommateur qui laisse la place à certains excès, donnant l'impression d'avoir droit de fait à faire des rencontres.

Les sites qui valent le coup

À ma connaissance, il n'existe pas énormément de sites de rencontres ayant beaucoup d'intérêt. Dress.fr, Domi.com et Le Marché aux Esclaves sont ceux qui me viennent à l'esprit. Il est possible de communiquer et d'échanger sans trop passer à la caisse, on peut y trouver des personnes intéressantes et il y a aussi un semblant de communauté.

Les autres

BDSMsutra, planete-bdsm, sm-passion, annonce-bdsm... Difficile de faire une liste exhaustive, tant les sites de ce genre pullulent. À mon avis, ces sites sont souvent fort mal fréquentés, c'est là que vous retrouverez ceux qui n'ont pas été acceptés sur d'autres sites plus qualitatifs. Personnellement, je n'ai jamais fait de rencontres intéressantes dans ce genre de sites, et je pense qu'ils n'ont vocation qu'à faire de l'argent.

En conclusion

C'est à vous de choisir l'endroit où vous souhaitez poser vos valises virtuelles. Je ne saurais trop vous conseiller de rejoindre un site communautaire, où vous pourrez échanger en toute tranquillité avec d'autres pratiquants.

Pour l'aspect rencontres, si on peut être tenté de rejoindre un site de rencontres classique pour trouver rapidement, je pense personnellement que le fait de pouvoir échanger et se découvrir sans avoir la pression de la rencontre éventuelle permet de poser des bases plus saines, cela demande plus de temps mais le jeu en vaut pour moi la chandelle.

mardi 2 mars 2021

La sécurité en BDSM

 Le BDSM est une pratique qui peut s'avérer dangereuse sur deux aspects différents. Tout d'abord, sorti du panpan-cucul basique, la plupart des pratiques peuvent s'avérer à risque, et nécessitent si ce n'est les conseils d'un expert, tout au moins de se documenter sérieusement avant d'envisager de les mettre en œuvre. Je ne couvrirais que rapidement cet aspect de la sécurité, parce que je suis loin d'être un expert dans quelque domaine que ce soit et ne souhaite pas donner des avis erronés qui pourraient causer des dégâts.

Un autre aspect de la sécurité concerne plutôt l'aspect relationnel ; escrocs, personnes (réellement) abusives ou avec de graves soucis psys, faux-plans... La liste est longue, et, surtout quand on débute, difficile de faire le tri entre les propositions honnêtes et les différents pièges qu'on peut rencontrer.

Sans vouloir sombrer dans la paranoïa, je vous conseille, à tout le moins, de faire preuve d'un minimum de méfiance. J'ai tendance personnellement à accorder la bénéfice du doute en première intention, tout en sachant pertinemment que toute personne rencontrée sur internet peut-être une mascarade. Comme disent les anglophones, "better be safe than sorry", soit "mieux vaut être en sécurité que désolé", et je pense que cela correspond à l'attitude à avoir face à une potentielle rencontre.

Pratiques à risques

Comme pour tout le reste en BDSM, le simple fait de se poser des questions et de faire preuve d'un minimum de jugeote et de bon sens est déjà un grand pas en avant dans la recherche d'une pratique sûre. Avant d'aborder quelques pratiques, j'ajouterais qu'il est en premier lieu de la responsabilité de la personne qui va subir ces pratiques de s'assurer que leur partenaire maîtrise réellement son sujet.

Il ne s'agit pas d'exonérer la responsabilité de l'exécutant, mais bien de faire preuve de discernement quand vous confiez potentiellement votre santé à une personne. Posez des questions, croisez les réponses avec des personnes de confiance maîtrisant réellement la pratique, demandez éventuellement à rentrer en contact avec d'anciens partenaires pouvant vous rassurer...

Les adeptes de pratiques plus extrêmes ont souvent "pignon sur rue", c'est à dire qu'ils sont intégrés à la communauté, participent à des évènements, ont des relations avec d'autres membres... On ne devient pas par exemple un expert en cordes du jour au lendemain, cela demande beaucoup de pratique, et donc de partenaires, de mentors, de confrères... Donc méfiance envers les personnes affirmant maîtriser l'art du fouet, des cordes, des aiguilles et autres, et qui ne connaissent personne pouvant témoigner de leurs capacités.

Pour ceux qui souhaitent faire subir ces pratiques, c'est à vous de vous documenter, de vous renseigner, de prendre conseil auprès de personnes expertes.N'hésitez pas à demander des renseignements, soit parce que vous avez commencé à vous constituer un petit réseau, soit parce que vous avez une bonne réputation et qu'une éventuelle question posée sur un forum aura sûrement une réponse.

Les cordes

La pratique des cordes demande en tout premier lieu une certaine connaissance de l'anatomie, pour éviter de couper la circulation, d'abîmer des nerfs, des tendons ou des muscles.

Il est parfaitement possible de réaliser quelques "œuvres" basiques, telles que le karada ou des harnais de poitrine, en vous assurant de ne pas trop serrer, qui offrent un rendu déjà sympathique sans mettre votre partenaire en grand danger. Vous trouverez de nombreuses vidéos sur le sujet, sur Youtube, par exemple.

Pour le reste, rien ne remplace la lecture très studieuse d'un ouvrage sérieux sur le sujet, le mieux étant encore de trouver une personne susceptible de vous enseigner les bases en toute sécurité. Vous trouverez des cours dans la plupart des grandes villes, plus qu'à trouver votre partenaire à saucissonner en toute sécurité.

Jeux d'impacts

Qu'il s'agisse d'utiliser une cravache, un paddle ou la main, limitez vous aux zones charnues, les fesses essentiellement. Toute la zone des lombaires, de la poitrine, est à proscrire, ainsi que la tête bien évidemment.

Les autres instruments sont notamment plus cinglants, ne vous en servez qu'après avoir pris le temps de maîtriser leur maniement. Entraînez-vous sur le coussins du salon, afin d'être capable de toucher à coup sûr la zone visée.

Le fouet, particulièrement, est d'un maniement délicat, et demande une certaine maîtrise avant d'être utilisé réellement. Il peut y avoir un énorme décalage entre la zone visée et la zone touchée, et frapper vos yeux ou ceux de votre partenaire peut avoir des conséquences dramatiques.

Aiguilles et jeux médicaux

Ces pratiques demandent de connaître des bases minimales en asepsie et désinfection du matériel, donc soyez très prudents. De nombreux pratiquants du BDSM sont dans le milieu médical (ne me demandez pas pourquoi, mieux vaut ne pas le savoir), vous trouverez donc facilement des sources de renseignements fiables et exhaustives.

Strangulation et asphyxie

Qu'il s'agisse de strangulation manuelle, ou à l'aide de cordes, ces pratiques sont très dangereuses et demandent de la pratique et une bonne connaissance du corps humain. Vous pouvez trouver des informations sur le sujet en pratiquant des arts martiaux du style judo, mais encore une fois ce n'est certainement pas une pratique à prendre à la légère.

En tout état de cause, ne pratiquez jamais d'étranglement sanguin, limitez-vous à quelques secondes et si votre partenaire perd connaissance, c'est qu'il est déjà largement trop tard et que vous êtes allé trop loin.

En conclusion

Quelle que soit la pratique, renseignez-vous, prenez le temps de prendre connaissance des différentes contraintes à respecter. En cas de soucis, c'est votre responsabilité qui sera engagée, tant d'un point de vue personnelle auprès de la personne que vous aurez blessée, que d'un point de vue légal.

Arsenic et vieilles dentelles

Le monde du BDSM est loin d'être le monde des Bisounours. Si la plupart des membres vont professer le respect, l'écoute de l'autre et l'échange sur leur descriptions et dans leurs interventions, dans les faits, la réalité est toute différente. Je vais donc lister ici les pièges les plus courants, et les moyens de s'en prémunir.

Queutards, fantasmeurs, mythos et poseurs de lapins

Madame, vous êtes à peine inscrite depuis 15 minutes sur un site, et déjà vous avez reçu 5 photos plus ou moins glorieuses de zigounettes ? Félicitations, vous venez d'observer le queutard dans son milieu naturel.

Apanage quasi exclusif du mâle, le queutard ne vient sur les sites BDSM que dans l'espoir de tirer un coup gratuit. Confondant soumise et coup facile, il s'imagine que son statut de dominant va lui permettre de pouvoir vous imposer à volonté des relations sexuelles, vous n'êtes qu'une soumise après tout.

D'autres personnes, de tout bord cette fois-ci, ne sont-là que pour répondre à une certaine curiosité ou  essayer d'assouvir des fantasmes par procuration. Soit par peur de sauter le pas, tant il est vrai que se rendre à une première rencontre BDSM puisse impressionner, qu'on soit de nature dominante ou soumise, soit parce que leurs attentes, nourries de films pornos ou de romans érotiques, sont irréalistes.

Entre l'homme de 60 ans qui cherche une mère et sa fille (sisi, ça existe) pour être à son service, ou l'adepte de romans D/s qui s'imagine que nous sommes tous des multimillionnaires parlant 5 langues et pratiquant le tango argentin ; deux salles, deux ambiances, mais un fantasme rêvé très loin de la réalité.

Vous trouverez aussi de nombreux faux-profils féminins, cachant des hommes cherchant soit à vous faire perdre votre temps, soit à se alimenter leurs plaisirs masturbatoires en vivant là aussi par procuration ce qu'ils ne peuvent ou ne veulent pas assumer.

Rassurez-vous, à part une perte de temps et d'énergie, ces profils-là ne risquent pas de vous faire grand-mal. Prenez-le avec le sourire, vous vous en amuserez d'ici quelques années. La chasse au faux-profils est d'ailleurs une activité répandue.

Escrocs et brouteurs

D'autres faux-profils sont beaucoup moins bien intentionnés. Ils ne sont là que pour une chose, votre porte-monnaie. Leurs techniques sont relativement perfectionnées, utilisant des images prises ça et là sur internet, voir même rejouant sur un logiciel de chat vidéo des enregistrements volés sur des sites de camgirls.

Méfiez-vous des profils "trop parfaits", prêts à tout en l'espace de quelques jours, et qui finissent rapidement par vous demander une participation financière, soit pour les frais de voyage, soit pour aider leur pauvre-mère-à-l'hôpital-qui-va-mourir-sans-son-traitement. D'autres s'arrangeront pour vous enregistrer dans des situations difficiles à assumer, et menaceront de dévoiler les images à vos proches ou à votre employeur.

Je n’inclurais pas dans cette liste les dominas dites "vénales" qui font payer leurs prestations, ni les pratiques de money-slavery où un soumis laisse une domina utiliser ses finances. Même si de nombreuses escroqueries existent autour des dominas vénales, où vous paierez pour une rencontre qui ne se concrétise pas, il existe de nombreuses pros et semi-pros qui sont tout à fait honnêtes et investies dans les services qu'elles rendent.

Là encore, tout ce qui va trop vite, est trop beau, sera sans doute une escroquerie. L'utilisation d'une site de recherche inversée d'images permet de s'assurer que les photos ne sont peut-être pas volées, encore qu'ils ne fonctionnent pas à coup-sûr. Un contact téléphonique ou en vocal rapide permet au moins de s'assurer qu'on a bien affaire à une femme, même si la non plus ce n'est pas la panacée.

Violeurs, harceleurs, abuseurs

Lors d'une première rencontre, prenez toutes les précautions pour assurer votre sécurité, particulièrement si vous êtes une femme, puisqu'elles sont bien plus souvent victimes qu'instigatrices de ces problèmes.

Une première rencontre devrait se dérouler dans un lieu public, afin de pouvoir jauger "sur pied" un éventuel partenaire. Ne confiez pas vos numéros de portable, comptes Facebook et autre avant d'être sûr de pouvoir faire confiance ; privilégiez les communications par mail ou par logiciel de chat en utilisant des comptes "jetables" facilement oubliés.

Méfiez-vous des fuites d'informations, avec un prénom, un âge, une profession, glanées de-ci, de-là, il est facile de faire des recoupements avec votre ville et de vous retrouver. Surtout qu'à l'heure de la multiplication des comptes sur différents sites, coquins ou non, on a vite fait de trouver d'autres informations sensibles.

Bien évidemment, une fois que la séance est lancée, la personne soumise se retrouve en position de faiblesse. Refusez de vous laisser attacher, de vous laisser bander les yeux ou baîllonner dès la première rencontre. Soyez en pleine possession de vos moyens, et préférez un terrain de jeu neutre, comme une chambre d'hôtel.

Prévenez une personne de confiance, donnez lui les détails de la rencontre et les informations sur la personne, prévoyez ensemble d'un code permettant d'appeler à l'aide (par exemple, "tout va très très bien" peut justement signifier l'inverse), ainsi que d'une heure  limite à partir de laquelle s'inquiéter.

Pour le reste, des conseils de base contre le viol sont disponibles sur internet, réalisés par des personnes plus compétentes que moi en la matière, n'hésitez pas à en prendre connaissance. Quelques cours de self-défense de base peuvent aussi s'avérer un investissement rentable.

Quel que soit le scénario de votre rencontre, rappelez-vous qu'une personne soumise a le choix de donner ou reprendre sa soumission, et qu'aucune personne dominante ne peut imposer de pratiques sans son accord, et que vous pouvez et devez mettre un terme à la rencontre si vous vous sentez mal à l'aise ou menacée.

Les manipulateurs

De nombreux manipulateurs utiliseront leur position de personne dominante pour vous isoler, vous empêcher de réfléchir . Sachez que quelqu'un qui vous saute dessus à peine votre inscription terminée passe sans doute sa journée à rafraîchir la page des nouveaux arrivants, sans doute pas un gage d'une personne de qualité.

D'autres personnes en profiteront pour vous tutoyer d'emblée, pour instaurer un rapport de force qui n'a pas lieu d'être justifié par leur pseudo-nature de "Maître" ou "Maîtresse". Au-delà du simple respect dû à toute personne, vous ne devez absolument rien à qui que ce soit, quel que soit le statut que vous avez choisi.

Vous pouvez être un chien, une pute, mais vous ne serez le chien ou la pute que de celui ou de celle à qui vous aurez choisi de l'accorder.

Certains en profitent même pour exiger un contrôle total des différents moyens de communication d'une personne soumise. C'est là aussi un piège visant à vous isoler et à vous éloigner de sources d'informations qui risqueraient de mettre à mal leur imposture.

Messieurs les soumis, vous trouverez souvent des hommes dominants qui vous demanderont comme gage de bonne volonté de leur trouver une femme soumise. Comme ils ne sont pas capables de le faire eux-mêmes, ils envoient d'autres faire leur sale boulot, et que croyez-vous qu'il arrivera quand vous leur aurez ramené leur quota de chair fraîche, si tant est que vous y arriviez ?

En conclusion

Là aussi, faites preuve de bon sens, ne vous laissez pas guider par vos bas-instincts ou vos émotions, mais utilisez votre cerveau et réfléchissez, si quelque chose vous semble louche, c'est sans doute qu'il y a anguille sous roche.

Avec l'expérience, vous apprendrez à déjouer ces pièges et à démasquer les arnaqueurs et les personnes dangereuses, mais en attendant, soyez prudent.

C'est malin, je flippe maintenant

Je me fais l'oiseau de mauvais augure. Mais rassurez-vous, il existe aussi des personnes sincères, avec des valeurs, qui ne sont pas là que pour un intérêt personnel mais pour vous permettre de vous épanouir à deux.

Les cas que j'ai décris plus haut ne sont souvent qu'anecdotiques, mais peuvent être suffisamment graves pour ruiner une vie.

En en ayant connaissance, vous pourrez ainsi vous en prémunir et vivre une belle découverte en BDSM vous permettant de vous épanouir dans le monde des Bisounours !

dimanche 28 février 2021

Faire ses premiers pas sur un site BDSM

 Voilà, on y est. Votre inscription est toute fraîche, vous avez créé votre profil, et là... On commence par quoi ?

Petit avant propos avant d'entrer dans le vif du sujet, cet article concerne d'avantage un site à vocation communautaire qu'un site de rencontres classiques par petites annonces. Ces sites, plus proches du réseau social, offrent, entre autres avantages, l'opportunité de connaître et de se faire connaître, premières étapes indispensables pour s'intégrer à une communauté.

Comment tu t'appelles ?

Si vous voulez commencer à établir des contacts, vous voulez qu'on se souvienne de vous, ne pas rester anonyme. Le choix du pseudonyme est donc important.

Dans cette optique, être Soumis1234 ou Maître_du_72 ne jouera pas en votre faveur. Prenez le temps de chercher un peu, trouvez quelque-chose de relativement unique.

Les petits surnoms qu'on se donne entre copains à l'apéro, c'est sympa. Mais SoumiseSuzette ou Maître_Gégé, ça manque un peu de style, et vous verrez que le style est une chose importante en BDSM.

De la même façon, évitez de tourner votre pseudo autour de vos fétichismes principaux ; difficile de discuter sérieusement avec Lécheurdenombrils.

Soyez originaux, trouvez une référence à un de vos centres d'intérêt, ce qui vous permettra de briser la glace en suscitant un questionnement qui permettra d'engager une conversation. Si vous restez un énième clone, avec un pseudo passe-partout déjà vu et revu, vous serez rapidement oublié.

Montrer son meilleur profil

Le profil est souvent le premier contact avec votre univers. Profitez-en pour vous montrer sous votre meilleur jour, en réfléchissant en tout premier lieu à l'image que vous souhaitez renvoyer. Voyez au-delà du BDSM, mettez-y vos goûts, vos envies, ce qui vous fait vibrer, quelques détails de votre personnalité.

Quelques écueils à éviter:

  • La liste "supermarché" : rien de plus rédhibitoire qu'une longue liste de pratique plus ou moins scabreuses, comme si votre vie ne se résumait qu'à ça ;
  • Le Grand Maître De La Mort Qui Tue©™, son pendant féminin, la Princesse Reine Déesse Divine Omnipotente Supérieure©™, celui qu'a tout vu, tout fait, connaît tout mieux que tout le monde et a emmené sa grand-mère à l'école, vous trouverez toujours plus expérimenté que vous, et surtout, ne mésestimez pas ce qu'un interlocuteur peut vous apporter, quel qu'il soit ;
  • Les tailles, poids, mensurations, taille de bonnet ou de capote, grain de beauté sur la fesse droite, ce n'est pas le marché aux bestiaux, il sera largement temps de discuter de ces détails aux moments opportuns ;
  • Les mensonges sur vos expériences, vos disponibilités (oui, si vous êtes mariés, il faut le dire), sur ce que vous cherchez (pas la peine de prétendre venir uniquement discuter si l'objectif est de pécho), et autres, la communauté dans son ensemble est plutôt soupçonneuse, attendez-vous à être passé au crible.

 Le petit oiseau va sortir

Autre point important, la photo de profil. C'est votre identité visuelle, comme le sigle d'une marque. Pitié, messieurs, épargnez-nous la photo de votre queue ou de votre trou du cul en gros plan ; c'est l'image que vous allez renvoyer, celle d'un trou de balle, et si vous pensiez attirer la donzelle en faisant de la sorte, je peux vous dire que c'est raté.

Évitez de poster une photo reconnaissable de vous, vous ne savez pas qui consulte le site, nous sommes partout dans toutes les couches de la société. Certaines personnes pourraient-être mal-intentionnées, et chercher à vous nuire. Soyez discrets, sinon, il faudra assumer derrière.

Comme pour votre pseudo ou votre profil, choisissez quelque chose qui fasse sens, qui vous ressemble, personnellement, je ne suis pas un grand fan de l'inénarrable photo noire et blanc avec, au choix, collier, talons aiguilles, laisse ou martinet.

Pensez aussi que votre image pourrait s'afficher sur un smartphone, par exemple, et qu'il faut qu'elle soit un minimum lisible dans un petit format.

On attend quoi ?

Votre pseudo soigneusement choisi, votre profil rempli et votre avatar en place, vous voulez vous lancer. Attendez un peu. Prenez la température de la communauté, prenez le temps de voir comment se déroulent les interactions, à quels endroits ont lieu les échanges, quels sont les sujets et les thèmes abordés.

Débarquer comme un chien dans un jeu de quilles, c'est le meilleur moyen de faire une erreur d'appréciation de se faire envoyer bouler. Chaque communauté a ses codes non-écrits, et mieux vaut les respecter pour éviter les impairs.

Le BDSM est un milieu propice à la manipulation. Hommes se faisant passer pour des femmes, escrocs en quête de pigeons à plumer, fantasmeurs et fantasmeuses qui ne donnent jamais suite, personnes dangereuses en quête de proies faciles... La liste est longue. Il va vous falloir montrer patte blanche pour montrer que vous êtes une personne de confiance. Autant prendre le temps pour mettre tous les avantages de votre côté.

Premiers pas

Maintenant que vous avez repéré les us et les coutumes, vous pouvez commencer d'envisager vos premières participations. Commencez par réagir aux publications des autres membres, pour montrer votre présence.

Vous pouvez poster vos propres participations, qu'il s'agisse de textes, de photos personnelles ou pas (précisez bien l'origine de vos images). Évitez les sujets qui fâchent, vous risquez de vous retrouver rapidement dans des débats polémiques.

Si vous venez dans un objectif de rencontres, n'allez pas surtout pas tartiner une annonce sur tous les espaces du site. Il est possible de faire des rencontres, mais cela ne se passe pas comme ça.

jeudi 25 février 2021

Qu'est-ce que c'est, le BDSM ?

 Vaste question récurrente, qui est un peu le serpent de mer des débats. Des kilomètres d'encre, des gigaoctets de données, et toujours difficile de trouver un consensus qui puisse convenir à tout le monde. Je me dois donc de me fendre d'un AVERTISSEMENT : tout ce qui suit n'est qu'un point de vue personnel, qui n'engage que moi, si vous avez votre propre idée bien arrêtée sur la question, merci de passer à l'article suivant.

Étymologie

Le sigle BDSM est un sigle à tiroirs, qui regroupe différentes facettes et pratiques :

  • BD, pour Bondage/Discipline;
  • DS, pour Domination/Soumission;
  • SM, pour Sado-Masochisme.

Je trouve personnellement cette définition un peu fourre-tout et finalement assez peu pertinente. Je préfère me dire que les pratiques BDSM se répartissent sur deux aspects, la contrainte et la douleur, et sur deux pôles qui peuvent paraître opposés mais sont complémentaires, le physique et le cérébral.

Sans vouloir jouer l'oiseau de mauvais augure, chacune de ces pratiques est liée à des risques plus ou moins importants, que j'essaierai d'aborder dans les rubriques correspondantes.

Contrainte

Contraindre, c'est imposer ses choix à autrui. Dans le contexte qui nous intéresse, il s'agit donc pour une personne d'abandonner, bien évidemment volontairement et de manière consensuelle, une partie de ses libertés au bon vouloir d'une autre personne.

Contrainte physique

Il s'agit là, la plupart du temps, de restreindre les mouvements de son partenaire, que ce soit avec ses mains ou avec toute une gamme d'attaches et de liens.

Menottes, cordes, foulards, ceintures... Tout objet un peu souple peut être utilisé pour attacher dans des positions plus ou moins confortables. L'art des liens, qu'on l'appelle bondage, shibari ou kinbaku, est une discipline à part entière, qui nécessite des connaissance et une attention particulière pour être pratiqué en toute sécurité. Problèmes de circulation, compression des nerfs, strangulation, articulations abîmées...

On peut aussi y rattacher les simulations de viol, de kidnapping, jeux de rôles où une personne va imposer à une victime consentante certains actes ou certaines pratiques, en insistant comme toujours sur la nécessité du consentement.

Contrainte mentale

Je regrouperai ici toutes les pratiques tournant autour de l'obéissance. C'est un peu l'essence de la relation D/s "traditionnelle", souvent très codifiée, très ritualisée. Il me semble important de noter que ce qui convient à certains ne convient pas forcément à d'autres. Évitez de tomber dans le travers consistant à décalquer ce que vous avez pu lire ici et là, vous vous enfermeriez dans des carcans qui ne sont pas faits pour vous.

J'ai déjà abordé l'aspect du rituel, une autre pratique très courante est d'établir un contrat, souvent écrit, entre partenaires. Celui-ci n'est absolument pas nécessaire, on peut très bien s'en passer, et attention là aussi à ne pas vous enfermer dans quelque chose de très artificiel qui nuirait à toute spontanéité.

Même si le rôle de personne dominante peut amener à contraindre une personne soumise à s'adonner à certaines pratiques, gardez bien en tête que ces contraintes doivent comme pour tout le reste donner lieu à un accord préalable, c'est un peu le paradoxe de la situation.

Douleur

Provoquer ou subir la douleur est une pratique très répandue dans le BDSM. Souvent associée à la contrainte, la douleur peut aussi parfaitement être une fin en soi, sans autre recherche que le sadomasochisme pur.

Douleur physique

Il existe d'innombrables façons d'infliger la douleur, il me semble compliqué d'établir une liste exhaustive. Attention, la douleur étant un signal envoyé par le corps pour prévenir d'un danger potentiel, il va de soi que toutes ces pratiques comprennent leur part de danger.

Internet fourmille de références montrant de nombreux "exploits" de personnes expérimentées, à ne surtout pas essayer de reproduire à la maison sans une solide expérience, une parfaite maîtrise des techniques employées et une connaissance des personnes impliquées.

Les jeux d'impacts légers (cravache, fessée), les pinces, les morsures, les griffures sont des pratiques qui permettent d'expérimenter de manière relativement sécurisée autour de la douleur. Prenez vos précautions, un accident est vite arrivé.

L'électrostimulation, les aiguilles, le fouet et leurs dérivés sont plutôt destinés à un public averti, et demande souvent un apprentissage auprès de personnes habituées pour être abordées en toute sécurité. Attention, vous trouverez de nombreux "experts" autoproclamés sur internet, donnant des conseils peu avisés, essayez de repérer les personnes pratiquant réellement et de multiplier les points de vue.

Douleur mentale

Il s'agit ici de jouer avec le mental et le psychisme de son partenaire. Si une plaie infligée par accident finira par cicatriser rapidement, les blessures de l'esprit peuvent ne jamais se résorber.

La douleur mentale tourne souvent autour de l'humiliation, de l'avilissement. Elle se manifeste de diverse manière, qu'il s'agisse de réduire à l'état d'animal ou d'objet sexuel, d'insultes, de jouer avec les peurs ou le dégoût.

La communication avant, et après, reste primordiale, pour établir et affiner les limites, l'état d'esprit étant une des choses les plus difficiles à cerner durant une séance BDSM.

Et du coup, on fait quoi de tout ça ?

On en fait ce qu'on veut. Comme pour le buffet campagnard au mariage de votre tante, vous pouvez picorer à volonté, prendre des idées à droite et à gauche, et vous faire votre propre petite version du BDSM.

Vous trouverez toujours des rabat-joies pour venir vous expliquer que ce n'est pas SM, que ça devrait être plus comme ceci, moins comme cela. Et alors ? Que vous soyez amateur des 50 Nuances ou masochiste de l'extrême, faites comme bon vous semble.

L'essentiel dans le BDSM ne réside pas dans une liste de postures imposées, dans des règles répétées jusqu'à ne plus avoir aucun sens... L'essentiel réside dans le plaisir que les différents partenaires peuvent en tirer, ni plus, ni moins.

Ne vous lancez pas non plus dans la compétition stérile, ne cherchez pas à établir de records, à être le plus strict, le plus endurant, il ne sert à rien de comparer avec les voisins. Inspirez-vous, assimilez, mais chaque personne, chaque relation est unique, chacun recherche sa propre expérience, au gré de ses envies.

Tant que vous êtes en accord avec votre partenaire de jeu, soyez vous-même, sachez garder les limites qui vous importent et dépasser celles qui vous attirent, l'important ce n'est pas les autres, ce qu'ils font ou ce qu'ils pensent, c'est vous.

Est-ce que tu baises ?

Sexe ou pas sexe, l'éternelle question. Pour certains "puristes", hors de question de mêler le sexe et le BDSM. D'autres le pratiquent de manière assidue et ne conçoivent pas de relations BDSM sans une bonne dose de sexe.

Si le sexe a parfois mauvaise réputation dans le milieu, c'est sans doute en grande partie parce que, sous couvert de BDSM, de nombreux queutards viennent chercher des aventures, assimilant femme soumise et fille facile n'ayant d'autres choix que d'accéder aux demandes du premier homme dominant venu.

D'autre part, certains refusent de mélanger le BDSM et le sexe, souhaitant se concentrer d'avantage sur une forme plus cérébrale, peut-être plus raffinée. D'autres vont mélanger les deux, la sexualité permettant d'explorer de nouveaux jeux et des sensations différentes. Enfin, pour les pratiquants de cordes, bien souvent une séance d'encordage n’inclura pas de sexe, et les contacts entre partenaires se limiteront au minimum.

En bref, comme pour tout le reste, c'est aux partenaires de se mettre d'accord, pour savoir à l'avance les attentes de chacun.

Y a pas de mal à se faire du bien

Pour conclure, je dirais que l'important, c'est que les deux (ou plus, bande de coquins) parties en retire du plaisir. La contrainte, la douleur, certes, mais vous devez en retirer quelque chose de positif.

Si les demandes de la personne dominante vous pèsent, si vous vous retrouvez à préparer des choses pour une personne soumise comme si vous faisiez vos devoirs de classe, et bien, peut-être qu'il est temps de changer.

Changer de partenaire, changer de style ou de rythme de relation... Mais l'essentiel, le but, c'est un plaisir commun. D'où l'importance de la communication, de l'échange, avant, pendant et après, afin de mieux saisir les attentes et les envies de chacun.

Un autre point, vous arriverez souvent, à un moment ou un autre, à vous poser des questions, à vous demander ce que vous faites, pourquoi vous êtes là, et si vous n'êtes pas un peu malade. C'est une étape normale, le BDSM va souvent à l'encontre de ce que notre éducation nous a inculqué. Dites-vous bien que tant que tout se passe entre adultes consentants, où est le mal ?

Faites-vous plaisir, mutuellement, c'est bien pour ça que nous sommes là...

mercredi 24 février 2021

Pourquoi ce blog ?

Votre commande Wish est dans la boîte aux lettres ? Vous avez dévalisé le sex-shop ? Votre bibliothèque déborde d'ouvrages sur le shibari, de récits D/s ? Votre historique internet ferait rougir Jacquie et Michel ?

Bon, et maintenant, qu'est-ce que je fais ?

Pas de panique, on va vous expliquer tout ça !

Mais d'abord, tu es qui pour venir ramener ta science ?

Personne, et tout le monde. Pratiquant lambda depuis quelques années, avec donc, un peu d'expérience, mais loin d'être un expert en quoi que ce soit. Loin de détenir la science infuse, j'ai tâtonné, expérimenté, d'abord dans mon coin, avec des partenaires rencontrées sur des sites de rencontres "classiques" (on dit vanille, dans le BDSM, pour faire classe). Et puis de fil en aiguille, j'ai fini par entrer en contact avec le milieu fétichiste.

Un peu impressionnant, de prime abord, et puis quand on passe outre les clichés qu'on peut se faire sur une communauté BDSM très refermée, très protocolaire, j'ai surtout croisé des personnes ouvertes d'esprit, accueillantes, à condition de montrer qu'on peut être une personne de confiance.

Aujourd'hui, je suis en couple et installé avec ma partenaire, moi dominant, elle soumise, et nous jonglons entre nos vies professionnelles, familiales, et BDSM. Comme beaucoup de pratiquants, en fait, mais nous y reviendrons sans doute plus tard.

Les différents conseils et opinions que je peux donner ici n'engagent que moi, et se rapportent à mon expérience d'homme dominant. Je ne prétends pas détenir la vérité absolue, j'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir, mais je pense que partager mes découvertes avec vous vous permettra d'éviter les nombreux écueils qui attendent tout nouvel arrivant. De la même façon, je ne peux guère me mettre dans la peau d'une femme soumise ou dominante, d'un homme soumis, ou d'autres combinaisons d'orientation et d'affinités, même si je vais essayer de rester le plus général possible.

Du coup, on parle de quoi ?

Je ne souhaite pas aborder, en tout cas pour l'instant, de notions techniques ici. Shibari, maniement du fouet et règles de conduite à établir, vous ne trouverez rien de tout cela. D'abord, parce que je ne me sens pas légitime pour aborder des sujets que je ne maîtrise pas, ensuite parce que ce n'est pas dans cette optique que j'ai écrit ce blog.

Actif sur le web depuis quelques années, je consacre une partie de ma présence en ligne à orienter, conseiller les nouveaux arrivants. À force de répéter régulièrement la même chose, j'ai fini par avoir envie de regrouper ces conseils au même endroit, notamment pour pouvoir rapidement donner les informations adaptées. Un peu de fainéantise, peut-être, mais étant déjà condamné aux enfers pour mes autres péchés, j'ai décidé de me lancer.

Les sujets aborderont principalement l'aspect communautaire. Comment se faire sa place, comment remplir un profil ou une présentation, quels sont les us et coutumes à respecter. Rien de bien sorcier, mais j'espère avoir une approche un peu originale du sujet, loin du dogmatisme et du protocole, de manière décontractée et conviviale, comme j'aime aborder le BDSM.

Par contre, vous ne trouverez pas ici de conseils plus spécifiques sur la manière d'aborder et de construire une relation BDSM, uniquement des remarques d'ordre général, la principale étant d'échanger et de communiquer.

Enfin, pour celles et ceux qui espèrent lire des recits croustillants et autres supports de fantasmes, d'autres font sans doute cela bien mieux que moi, et surtout avec plus d'intérêt.

Et finalement, on parle à qui ?

À toutes et tous, principalement les débutants, des deux côtés de la cravache, femme, homme, trans, trav, queer, bêtes de sexe ou asexués, exclusifs ou polyamoureux... Il n'y a pas de fétichisme honteux, il y a juste des fétichismes plus compliqués à assouvir (dans les limites du respect et de la légalité, bien évidemment).

Étant adepte de dialogues, d'échanges, de débats et de bonnes vieilles grosses prises de tête, les plus expérimentés peuvent me contacter dans les commentaires, ou sur le site BDSM.fr où j'ai mes habitudes, sous le pseudo Tindalos.

Alors prenez une part de quiche et servez-vous un verre de rosé, on va pouvoir commencer.

Choisir son site BDSM

 Devant la multitude de sites consacrés au BDSM, il peut parfois d'avérer difficile de choisir sur quel site s'inscrire et s'inv...